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Le Japon de Chrys Prolls

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REPORT | La nuit de la Japanimation

By Chrys Prolls On mardi, juin 28, 2016
Nuit de la japanimation

Vous ne rêvez pas, on parle bien de la Nuit de La Japanimation, événement proposé par le Paris International Fantastic Film Festival (PIFFF), qui a eu lieu à Paris le 21 novembre dernier. Oui, 2015. Oui, j’ai 7 mois de retard.

Au menu de cette soirée, qui se déroulait au Grand Rex de 22h à l’aube, la projection de 4 longs métrages, ponctuée d’animations diverses (jeux, courts métrages…):

LE GARÇON ET LA BÊTE…………revue
MIND GAME …………………………….revue
SHORT PEACE………………………….revue
JIN ROH…………………………………….revue

Bon. Un report d’événement 7 mois après les faits, c’est ce que j’appelle du foutage de gueule de l’info en temps irréel mais personnellement, il y’a longtemps que je m’y suis faite (procrastination, sors de ce corps!). Cela-dit, il y a quand même matière à parler donc let’s go.

Samedi 20 novembre. Journée pyjama, teintée de flemme, de froid et de pluie. J’hésite à me rendre à l’événement: d’un côté, c’était pile le genre de manifestations que je recherchais (c’est à dire vraiment centrée sur l’animation japonaise et non les manga, le cosplay ou les jeux vidéo). D’un autre côté, c’est samedi, c’est 5°C, c’est plaid moelleux… Et avec les attentats qui ont frappé la capitale la semaine passée, on est pas forcément chaud pour s’enfermer dans une grande salle parisienne un soir de week-end.

Quand 21h sonne. Je suis toujours en pyjama, dans mon lit, à regarder des vidéos de chanteurs des 90’s, notamment les New Kids On the Block… À ce moment, mon subconscient me dit « Okay. T’es sérieuse, là? Tu vas rater un événement que tu as tant attendu… pour ça? »

Du coup je saisi le flash de motivation, je m’habille, je fonce en direction de Poissonnière dans le 2ème arrondissement. Les transports sont tout pile synchro, j’arrive à 21h50 à la billetterie.

Presque 22h. Dans le hall… pas grand monde. Je suppose que les gens sont venus en avance, eux. Il y a quelques journalistes, des caméras et autres appareils photo. Les organisateurs se tiennent là, enfin je crois : j’ai vu rapidement leurs têtes dans les vidéos teaser de l’événement mais j’ai pas bien imprimé leurs visages.

La salle est presque pleine: des gens en cosplay, des gens qui lisent des manga, d’autres qui jouent à des consoles portables, d’autres qui débattent sur le film Shingeki no Kyojin. Ça fait vraiment otakudrome mais on va pas se plaindre…

Quelques instants après, la cérémonie débute, les organisateurs – c’était bien eux que j’avais reconnu – se présentent et donnent le coup d’envoi de la soirée. On nous dit que le réalisateur du Garçon et la Bête, Mamoru Hosoda, devait être là mais grosse feinte de corps, il n’a pas pu venir à cause des attentats. Ça se comprend. On n’a pas eu le réalisateur mais on a eu le film donc je vais pas me plaindre…

22h chépacombien. Les lumières s’éteignent, les spectateurs crient et le premier film commence. Environ 1h30 plus tard, les lumières se rallument, les gens commentent, on sent la satisfaction générale. Pour ma part, le film m’a plu et j’étais contente de m’être bougée le popotin.

Je ne sais pas si c’est parce que je n’ai pas mis les pieds dans une salle obscure depuis 8000 ans ou si c’est parce que je vieillis ou si c’est parce qu’à cette heure-ci, je devrais être en robe de chambre avec une camomille, mais je trouvais le son assourdissant et l’image trop éblouissante. Durant le premier film, ça allait mais lors du premier court, j’aurais vendu mon âme pour des lunettes de soleil et des bouchons.

00h15, on avance vers l’instant critique. Je me tape des quintes de bâillement (c’est un peu comme les quintes de toux… mais avec des bâillements) et je sens que je ne vais pas faire long feu durant le 2ème film, Mind Game. Eh bien à ma grande surprise, j’ai tenu le coup tout du long; il faut avouer que ce film était très intéressant, peut-être la plus belle découverte de la soirée!

Après 3h du mat’. J’étais out.

Avis global: la Nuit de la Japanimation est un événement auquel je ne regrette pas de m’être rendue car plaisant sur de nombreux aspects, que ce soit la sélection des longs métrages, les divertissements annexes mais aussi le lieu, le tarif… C’est un événement sans chichis, on essaie pas de te vendre des trucs, il y a une réelle diversité de style dans les films proposés.

J’ai particulièrement apprécié le côté pédagogique/informatif (même si ce n’était pas forcément le but premier) et les perles qui ont été présentées (même si *toux*… euh… *embarras* je me suis endorm… euh, « égarée » en chemin).  Pendant les interludes, notamment les quizz, j’étais admirative de tous ces érudits de l’animation japonaise. Moi qui me contente du titre, des personnages et parfois des seiyus, j’ai encore du chemin à faire… Mais je suis sur la bonne voie, dans le sens où c’est vraiment quelque chose qui me plait de plus en plus, malgré ce que je dis ici ou là. Je veux en apprendre plus, élargir mes connaissances, ne pas me contenter du produit fini.

Sur ce, je vous laisse avec quelques revues…

SHORT PEACE – Katsuhiro Ōtomo – 2013

ショート・ピース (Shōto piisu)

Le synopsis (allociné) : De l’ère Edo à l’hypertechnologie robotique du futur, quatre films-portraits d’un Japon disputé entre folklore ancestral et avenir cybernétique.

Mon avis: Short Peace était projeté en 3ème, soit vers 2-3h du mat’, moment où j’ai effectivement perdu tout contact avec la Terre. Les longues nuits blanches, qui plus est dans un siège moelleux, qui plus est dans une salle sombre… ils m’ont perdue à mi-chemin. C’était inéluctable. Je n’ai vu que des bribes de films – il y’avait toujours quelqu’un en train de se faire tuer d’ailleurs… ou je confonds avec Jin Roh? Ou j’invente? Je ne sais plus.

En conclusion, pas d’avis sur Short Peace si ce n’est que visuellement beau. C’est la seule chose qui m’a frappée, pendant la minute (en cumulé) où j’étais éveillée. Film à voir, donc.

JIN ROH – Mamoru Oshii – 1999

人狼 (Jin Roh – L’Homme Loup)

Le synopsis (wikipedia) : Tokyo, fin des années 1950, après la défaite du Japon face à l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. La ville est secouée par des troubles sociaux fomentés par un groupe d’opposition appelé La Secte. Les autorités, confrontées à des émeutiers de plus en plus violents créent la Posem (police de securité metropolitaine) une brigade d’élite de répression lourdement armée. Lors d’une émeute, le lieutenant Kazuki Fuse, une jeune recrue de cette brigade, se retrouve cependant incapable de faire feu sur une fille porteuse d’une bombe « un petit chaperon rouge ». L’enfant déclenche l’engin explosif et meurt devant ses yeux. Traumatisé par cet événement, Fuse se recueille sur la tombe de la victime et rencontre la sœur aînée de celle-ci.

Mon avis: Autant pour Short Peace, j’étais plutôt victime de mon sommeil, autant là j’étais le moteur principal. Sans aucune vergogne, je me suis lovée dans mon manteau et mon écharpe, j’ai tenté une position fœtale sur le siège puis c’était parti mon kiki. Les quelques fois où je me réveillais, plutôt que de tenter de garder les yeux ouverts (comme pour Short Peace), je me faisais la réfléxion « mince, c’est toujours pas fini?! ».

Voilà, c’est un peu honteux d’autant plus que l’un des organisateurs ne tarissait pas d’éloges sur ce film mais impossible de résister à l’appel de Morphée. Vais-je le regarder si l’occasion se présente? Je ne pense pas, étant donnée l’ambiance un peu trop dark à mon goût.

Sur ce, mata ne.

0 Tags: événement animation japonaise, nuit de la japanimation 2015

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