REVUE | LE GARÇON ET LA BÊTE

J’ai assisté à la projection de la première française, lors de la Nuit de la Japanimation. Petit sentiment d’être une VIP mais ce n’est pas le sujet du jour, héhéhé… Sans plus tarder, voici ma revue du film. Bonne lecture.

Carte d’identité : LE GARÇON ET LA BÊTE

Titre français : Le Garçon et la Bête
Titre original : Bakemono no ko (バケモノの子)
Titre international : The Boy and the Beast
Réalisation : Mamoru Hosoda
Pays : Japon
Langue : japonais
Dates de sortie :
Japon – 11 juillet 2015
France – 13 janvier 2016
Durée : 2h

Bande annonce :

Synopsis (allociné) :

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes… C’est l’histoire d’un garçon solitaire et d’une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d’une aventure qui dépasse l’imaginaire…

Mon avis :

A l’origine, plusieurs choses me faisaient croire qu’il s’agissait d’un film pour enfant. Parmi ces choses, on peut déjà citer le titre, le Garçon et la Bête, qui devait inconsciemment me rappeler la Belle et la Bête. Mais je pense surtout l’affiche : en voyant les couleurs vives, la pose des personnages, la disposition, j’imaginais un film « à la Disney ». Je précise que je ne regarde quasiment jamais les bande-annonces et je peux donc plus facilement me faire induire en erreur.

garçon_et_la_bete

Dans le cas présent, j’ai été agréablement surprise de voir qu’il y avait deux lectures à l’histoire – une enfantine, une adulte – et par conséquent, j’ai trouvé le film d’autant plus satisfaisant. J’y reviens plus bas.

D’un point de vue technique, j’ai trouvé les dessins très doux – les couleurs tirants souvent vers le pastel – ainsi que l’animation fluide, ce qui confère un côté poétique au film.  J’ai été surprise par la richesse des décors en particulier le réalisme de Tokyo (les magasins gardent bien leurs noms, H&M reste H&M et non H&W par exemple).

Côté sons, musique, voix, j’admets ne rien avoir à dire de particulier là dessus: soit parce que la production a fait un bon travail, soit parce que je n’y suis pas sensible de base. Je note toutefois que les seiyus font un boulot remarquable et apporte un relief supplémentaire au film; j’y ai juste reconnu Miyano Mamoru, un de mes doubleurs favoris avec une voix reconnaissable à 800 km.

Maintenant, attardons nous sur l’histoire, le message. Je croyais que c’était un « vulgaire » film de combat mais ça va bien au delà. Comme j’évoquais plus haut, le film est composé virtuellement de deux parties bien que ce découpage soit quasiment physique.

Tout d’abord, la première moitié (les 50 premières minutes, environ) où l’ambiance est enfantine, presque façon « disney ». On y découvre un monde fantastique peuplé de créatures féériques. C’est aussi à ce moment qu’on assiste à la naissance de la relation maitre-disciple entre deux personnages que tout oppose (un enfant humain et une bête du Jutengai), ayant en commun cette vie de solitaire et rejeté par le monde qui les entoure. Cette partie riche en divertissements est perlée d’humour, de douceur et pose les bases de la suite, plus sérieuse.

En effet, dans la deuxième moitié, Kyuta grandit. C’est à ce moment que la partie triviale du film laisse place à un traitement plus profond avec des thèmes comme l’identité individuelle/la poursuite de soi, la force des liens entre les personnes ou encore la transmission de valeurs via les mentors (maitre, père, amis et même rivaux…). Dans le sillage de l’histoire de départ, les personnages évoluent et se construisent : on observe leur changement par rapport aux autres, par rapport au monde qui les entoure. Les notions de combat et d’ennemi s’étendent à des concepts plus abstraits, plus en rapport avec les épreuves de la vie et permettant ainsi au spectateur de s’identifier et s’attacher aux personnages.

Note globale, totalement subjective et non contractuelle : 7.5/10

Pour être honnête, j’ai regardé ce film 2 fois: la première fois lors de la Nuit de la Japanimation en novembre 2015, et la seconde il y a quelques jours afin d’écrire une revue pertinente. Ce film m’a vraiment éblouie et émue en premier visionnage mais j’avoue m’être un peu ennuyée la deuxième fois.

Globalement, je le recommande car c’est un bon divertissement, bien écrit, bien réalisé.

Le Garçon et la Bête

Le Garçon et la Bête
76

Histoire

7/10

    Design

    8/10

      Son

      8/10

        Personnage

        8/10

          Intérêt global

          7/10

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