TRIP | OSAKA en mode furtif part 2 [AWcanette]

Arriverai-je à tout raconter? On parle quand même d’un trip qui a eu lieu en mai 2013, hein… Pour vous rafraîchir la mémoire, voici l’article récap des étapes et du pourquoi du comment je voulais raconter ce voyage (article qui date, lui aussi…) :

TRIP | Il y a une canette d’American Beer qui squatte mon frigo

Avec un voyage en janvier 2016 et un autre en préparation pour mars/avril, j’ai clairement envie de lâcher l’affaire et passer à autre chose. Mais il y a ce sentiment de non fini qui subsiste, comme si j’écrivais une nouvelle page alors que la précédente n’est pas achevée… Et mine de crayon, je n’ai toujours pas bu cette canette, au passage.

Bon sinon, Osaka?

Passage furtif numéro 3, entre Kyoto et Nara:

Lever difficile. D’une part parce que nous avons festoyé toute la nuit avec les autres occupants de l’auberge (lire Kyoto partie 3) et d’autre part, parce que c’était le matin des adieux.

Je me grouille comme pas possible pour chopper le train qui va à Osaka si bien qu’avec ma valise, je roule sur le pied d’un mec dans la gare. C’est un peu la course contre la montre pour me rendre à Esaka (banlieue d’Osaka) et comme toujours, dans ces moments, une pluie de merdes s’abat sur ma tête. Pour vous donner une idée, j’ai dû faire face à un problème de carte bancaire principale périmée et d’une carte bancaire de secours qui ne fonctionne nulle part. Mais pour gagner du temps, du pixel et ne pas passer pour le Caliméro de service, je vous épargnerais les détails!

Bref, l’événement – Lil’ Old School Night – se passe à merveille, et je rentre tranquillou à la share house. Je connais le proprio depuis mon tout premier voyage donc à ce stade, rien de fifou à raconter, pas de surprises.

Le lendemain, j’ai passé la journée à chercher une batterie de secours pour mon appareil photo ainsi qu’une carte SD : programme ultra transcendant, n’est-ce pas? Mais je vous avais prévenu qu’Osaka était une ville time-out, où je vivais une vie normale et non une vie de touriste…

Le soir, je me suis faite embarquée sur un malentendu par le proprio et on a retrouvé d’autres voyageurs dans un izakaya pour une soirée bouffade/boirade/rigolade bien pépère. J’ai pu manger entre autres des petites seiches crues (qui te donnent l’impression de bouffer du papier bulle purulent) et des sashimi de bonite (ce poisson de la famille du thon, qui m’évoque Madonna à chaque fois…).

Passée une certaine heure et une certaine quantité d’alcool, la troupe était motivée pour un karaoké mais j’ai refusé sec vue que j’avais en mémoire une première expérience peu glorieuse quelques mois plus tôt. Le karaoké, c’est sympa mais c’est vite cher, vite relou et lors de mon premier essai, j’ai vite réalisé que je n’avais strictement aucun talent là-dedans… Il fallait voir la tête en décomposition d’un des japonais qui était là et qui pensait que j’avais l’étoffe d’une Beyoncé. Mais non, j’étais nulle. Un puits sans fin de nullité, comme le sac de Mary Poppins. Intérieurement, je mourais de rire mais j’avais quand même pitié de mes amis japonais qui s’imaginaient que je chantais comme Whitney Houston. Pour eux, c’était acté : t’es noir(e) = tu chantes bien… mais ils ont déchanté fissa.

Bref, je suis retournée à la share house et avec l’un des occupants, un anglais du nom de David, on a regardé un film que je vous recommande vivement pour une bonne soirée bitchage : Trolls 2. Du nanar de haut niveau…

Les deux jours suivants avait lieu la manifestation Hip Hop pour laquelle j’avais fait le déplacement: Old School Night. La crème de la crème des poppeurs, lockeurs, bboy japonais (et quelques participants étrangers) pour un événement qui se déroule sur 2 longues journées. J’avais fait un laïus sur le forum du Juste-Debout mais ce dernier n’existant plus, je n’ai plus aucune trace de mes écrits… Et c’est pas plus mal parce que je vous noie sous les liens depuis tout à l’heure, c’est honteux.

Le dernier jour était plutôt relax, entre shopping et dégustation dans un petit resto familiale (ça change des onigiri de conbini, qui constituaient la base de mes repas des 2-3 jours précédents).

Oyakodon a Osaka

Oyakodon (le gros bol avec de l’oeuf); soupe de soba (le bol moyen); daikon (petite assiette) et thé (petit bol à gauche)

J’ai passé ma dernière nuit à l’hotel Taiyo vers Tennoji : pour environ 15 euro, t’as une chambre individuelle avec une petite télé, un petit frigo. Le souci, c’est que le matelas, c’est du béton et l’oreiller, probablement un mélange de sable et de graviers. Ajouter à cela que les toilettes sont dans le couloir, quelques étages au dessus (si on veut des chiottes à l’européenne). Du coup, quand on se lève la nuit, ça fait vraiment ambiance hôpital de l’horreur… Même si cette description parait peu élogieuse, je n’hésiterai pas à y retourner: c’est pas cher, bien situé, relativement confortable, tranquille.

Couloir hotel Taiyo à Osaka

Osaka: done! On peut passer à Nara maintenant… J’espère ne pas mettre 6 mois à pondre l’article. EDIT : le voici, bim!

Chrys Prolls

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