TRIP | SWEET NARA [AWcanette]

Ça fait à peine une semaine que je suis revenue du Japon et je n’ai qu’une hâte, c’est de débriefer sur le voyage, trier et balancer les photos. Et par “hâte” il faut comprendre “viiiiite, avant que la procrastination ne s’empare de moi“. SAUF QU’ il me reste toujours l’autre voyage sur les bras, le vieux de 2013 (ça fera 3 ans – purée!! – à la fin du mois de mai) que je traîne éternellement mais que je tiens malgré tout à raconter, en raison de ce pacte farfelu. Pour vous rafraichir la mémoire, suivre le lien :

TRIP | Il y a une canette d’American Beer qui squatte mon frigo

Point positif: j’en vois le bout (3 ans plus tard, il valait mieux en effet). C’est parti pour l’avant-avant-dernière étape, Nara!

Sweet Nara

Osaka, 7h du mat’. Je me lève, le corps meurtri, rayons de soleil qui me brûlent les yeux. J’avais misé sur la literie des chambres dites western de l’hôtel Taiyo mais c’est avec beaucoup de douleur – littéralement – que je constatais qu’elles étaient loin du confort des chambres de style traditionnel. (Je séjournais dans cet hôtel avant d’aller à Kyoto et j’avais une chambre à la japonaise, c’est à dire tatami et futon)

Je prends un petit déj’ pour me mettre d’aplomb, à base de bière et de croissant… Oui, ça fait alcoolo de premier ordre. Mais bon, un couple rencontré à Kyoto me les avait gracieusement offertes donc je me voyais mal les jeter (là, ça fait vraiment alcoolo…). Autre avantage, ça libère de la place et du poids de bagages (par contre, bonjour le ventre à la Bart Simpson).

Bref! Je ne vais pas épiloguer sur des bières, aujourd’hui c’est NARA!!!! Quatre points d’exclamation, parce que j’avais entendu beaucoup de bien de cette ville mais je voulais surtout voir les daims qui se baladent en liberté. C’était sur ma TO-DO list.

Nara, c’est la ville que je n’ai pas pu visiter lors du trip de janvier parce que je préférais dormir des heures durant puis acheter une valise à 40000¥ (350 €) sans me rendre compte de ce que je faisais. Cette fois-ci, je me suis bien bougée et en une journée, j’avais quadrillé la moitié Est de la ville, là où se trouvent les points d’intérêts majeurs. J’en boitais même à la fin, et les 3-4 jours suivants.

Alors que dire, que penser? Nara est une petite ville, toute mignonne, plutôt touristique (Dieu merci, j’étais hors saison) où il n’y a – a priori – pas grand chose à faire à part voir les daims, visiter les temples et gravir les collines. Eh bien après avoir fait ces “pas-grand-choses”, je me sentais ivre de bonheur et en harmonie avec mon environnement. C’était un mélange de joie, de paix et d’exhalation intenses qui produisent le même effet qu’un coup de foudre et te font te dire “je me vois bien vivre ici”.

Les points forts

A Nara, tu te sens proche de tout : des Hommes (via les rencontres, mais aussi grâce à l’hértiage culturel comme les nombreux temples et sanctuaires) et de la nature (avec les daims en liberté, les espaces verts, les monts et collines qui ceinturent la ville). J’ai particulièrement retenu:

Le Todaiji

Et son Bouddha géant en bois à couper le souffle. Je suis pas très édifice ou symbole religieux (hormis peut-être pour le côté esthétique, l’architecture et tout ça) mais là, tu te sens petit, aussi bien en terme de taille que d’un point de vue symbolique ou spirituel. Tu te sens simple humain, simple mortel face à une divinité… difficile à expliquer.

Le mont Wakakusa

Au moment de la visite, je n’y connaissais rien aux lieux touristiques de la ville, encore moins le relief. Moi, je voulais juste voir les daims en liberté puis marcher au hasard. Ce hasard m’a emmenée à ma plus grande joie au Todaiji puis au pied d’une curieuse colline. En arrivant, je croyais que c’était juste un petit monticule minable de rien du tout, le genre de truc où une fois que tu es en haut, tu t’allonges et te laisse dévaler en roulant (je faisais ça étant petite). C’est donc le plan que j’avais en tête: je monte – je roule – j’me casse.

L’entrée est payante, je me dis que c’est de l’arnaque pour une petite motte de 15 m d’altitude. Je paye les 300 yen et arrivée en haut des 15 m, la colline se dévoile à ma grande surprise. Je vois la vraie colline, la grande colline, celle où tu te dis que tes cuisses vont douiller… Mais une fois en haut, ouuuh, un vrai bonheur, une vue imprenable et un sentiment de liberté. Avec le soleil et les daims qui gambadent l’air de rien c’est juste magique.

Les daims

Que dire? A part qu’il y a une foule de daims qui se baladent pépère dans la ville, attendent aux passages piéton que le feu soit vert pour traverser et rackettent les passants pour quelques biscuits? Il faut le voir pour le croire 🙂

Par contre, petite note à la volée: les Japonais ont tendance à s’émerveiller de tout, avec leur “sugoooooi”*. Enfin, un daim qui chie nonchalamment sur tes baskets et tout ce qui te vient à l’esprit c’est sugoi?… Bref. Fin de la note.
*sugoi: super, génial

La guesthouse:

La guesthouse dans laquelle j’ai atterri, Nara Komachi, surpasse de loin tous les endroits où j’ai pu mettre les pieds: propre, confortable, bien pensée, bien située… Pour 18.70 € la nuit. Le soir, j’y ai bien dormi mais alors… comme un bébé! Fini le mal de dos, le bruit, ce genre de choses qui faisaient que je n’alignais pas plus de 3h de sommeil.

A ce jour (14 avril 2016), la guesthouse existe encore mais affiche toujours complet! Les prix ont un peu augmenté.

En conclusion

Nara est une ville organique. C’est probablement le récit le plus hippie que je n’ai jamais écrit mais je n’ai pas d’autres mots pour exprimer ce sentiment d’être vivante, libre et proche de tout. C’était sans conteste le moment le plus mémorable de ce voyage. Je n’y suis restée qu’une journée et qu’une nuit et pourtant, c’est la partie du séjour qui m’a procurée le plus d’émotions, de bonnes vibes.

Voilà pour Nara! La prochaine étape: Okinawa 🙂

A bientôt.

PS: Petite histoire de la valise

J’étais à Osaka 2-3 jours, suis partie en Corée du Sud 4 jours puis suis revenue à Osaka. Pour faire une conversion rapide Yen > Euro, tu divises le montant affiché par 100. Ça te donne l’ordre de prix. Mais quand t’es en Corée, pour faire la conversation rapide Kwon > Euro, tu divises par 1000…

Donc je suis revenue à Osaka, je me suis enjaillée de bouffe et d’alcool dans un Izakaya puis un karaoké, me suis couchée à 6h du mat’ et me suis réveillée. J’avais plus trop envie d’aller à Nara mais je tenais à acheter une valise au Don Quijote, parce que faire des va-et-viens de ville en ville ou pays en pays ça devenait compliqué avec mes pauvres sacs. Et c’est comme ça que j’ai acheté une Rimowa à 40000¥ qui en conversion rapide foirée (je revenais de Corée, ok?!!), donnait 40 euros. Rimowa, c’est une marque de luxe. Ça, je ne l’ai réalisé que 10 jours plus tard, en checkant mon relevé bancaire.

La valise, de la bonne came que j’ai uniquement testée pour le vol retour en France, a été vendue sans problème sur ebay. L’acheteuse m’a demandée pourquoi je la vendais, surtout quasi-neuve. “Euuuuuuh…. j’ai eu un accident de calcul mental on m’en a offerte une”.

Voilà voilà.

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