TRIP | TOKYO [AWcanette]
On
Le récit de mon voyage au Japon du printemps 2013 touche à sa fin. Il était temps! Il m’aura fallu une éternité pour écrire les quelques articles des étapes de cette aventure mais je suis satisfaite d’avoir tenu mon challenge. Il ne me reste plus qu’à boire la fameuse canette, chose qui ne me rassure pas vraiment après tout ce temps.
Retour à Tokyo
Et voilà, retour au point de départ après 6 jours à Okinawa. Le retour à Tokyo m’a paru interminable, entre les 2h30 de vols, le temps de sortir de l’aéroport, le transfert jusqu’à la ville, le train et la marche jusqu’à la chambre…
Le modjo est dans les chaussettes. D’une part, parce que le voyage touche à sa fin: les belles rencontres et les découvertes surprenantes ne sont désormais que des souvenirs. De façon plus pragmatique, y’a plus de vêtements propres, les caisses sont vides, ta valise est déjà bien remplie et lourde. Le genre de détails qui ne me motivent pas à sortir.
D’autre part, la ville en elle-même influe sur mon moral: Tokyo, c’est grand, c’est dense de population, il y a énormément à faire et à voir mais paradoxalement, la capitale nippone est synonyme de mélancolie, solitude et ennui. C’est la voyageuse solo qui s’exprime, là…
Les notes de mon journal du capitaine Nemo reflètent bien ces sentiments. J’y raconte que je n’ai rien fait de spécial pour cette dernière partie du séjour, pour les raisons citées ci-dessus. Une journée type ressemblait à ça:
** Lever : 13h
** Douche, habillement. Tâche rendue difficile par le peu d’habits propres restants (ou le peu d’habits pas trop sales devrais-je plutôt dire).
** Sortie vers 14h pour acheter à bouffer. Retour dans la chambre, pour manger et regarder One piece (j’adorais One Piece à cette époque) puis généralement, je me rendors sous l’effet de la digestion aux alentours de 16h.
** Vers 17-18h : je me réveille et je sors, en random. C’est la balade qui sauve la face, histoire de dire que je ne fous pas strictement rien ici. Puis j’en profite pour m’acheter mon repas du soir.
** Vers 21h: je mange, je regarde One Piece, je glande sur le web, je lis ou j’écris. De l’autre côté du couloir qui mène aux chambres, il y a le Transistor Bar : ils y passent de la très bonne musique mais entre le volume sonore poussé au max et la fine épaisseur des murs, il ne faut pas espérer dormir. Toujours dans le building, mais au sous-sol cette fois, il y a une boîte de nuit plutôt orientée techno-électro. On ne l’entend pas beaucoup depuis les chambres mais on sent quand même le dtoum dtoum dtoum dtoum…
** Vers 3h30 du mat’, le ciel s’illumine. Pays du soleil levant oblige, les premiers rayons viennent transpercer ta fenêtre vers 4h. Les mecs écoutent toujours la musique à donf, en plus ils sont bourrés (enfin, surtout les nanas qui piaillent de façon stridente).
** Vers 6-7h, quand la musique s’arrête et que tout le monde se barre, je succombe enfin à la fatigue.
** Et vers 12h, j’ouvre les yeux. Ou au moins un.
Voilà mon planning des 10 derniers jours. Comme vous pouvez le lire, le rapport glande/activité est ridiculement élevé mais bon j’assume 🙂
Quelques highlights
La fois où j’ai discuté avec Tetsuo…
…un colloc, et qu’il a fini bourré, rouge comme une écrevisse après un verre de rosé. Ou alors, c’est que mon explication en Japonais de la recette du boeuf bourguignon l’a saoulé au possible…
La fois où je suis allée au club.
C’est le fameux club qui est situé à la cave, et où on danse pieds nus par ailleurs. Ambiance feutrée, enfumée. Quelques personnes dansent, un peu comme les gens en rave party (un peu comme des zombies, quoi). Tetsuo, qui travaille ici en tant que serveur/DJ, me présente Kiera, la DJ de la soirée. On parle rapidement de tout et de rien, Tetsuo m’offre une smirnoff. Entre Tetsuo qui bosse et les petits groupes de gens qui se connaissaient qui se forment à droite à gauche, je commence à me sentir bien seule. Donc moi aussi je me suis mise à bouger comme une zombie.
Je me suis approchée d’un stand où une nana vendait des bijoux faits main. ERREUR!!! Je me suis faite alpaguer en 2 sec par la créatrice, et les produits n’étaient pas extraordinaires. Faible comme je suis, j’ai fini par acheter une paire de boucle d’oreilles, le choix étant issu d’un compromis pas trop cher/pas trop moche. Je m’en tire avec 1000 ¥ (8 €). Ou plus précisement, 500 ¥ LA boucle, parce que vous comprenez, c’est vendu à l’unité… Même aujourd’hui, je ne comprends toujours pas ce concept. Autrement, la nana vendait des bandeaux en crochet à 3000 ¥ et des bracelets brésiliens à 1000 ¥. Des moches en plus, le genre que même ceux que tu faisais quand t’avais 7 ans étaient mieux. Enfin bon, business is business…
La fois où je suis allée au Dance Delight.
C’était les préselections tokyoïtes, à Kawasaki, en banlieue. L’événement n’était pas si terrible que ça, du fait que jusqu’à présent, tous les événements de danse auxquels j’ai pu assister au Japon étaient d’une ambiance et d’un niveau… surnaturels. Je reconnais cependant que ça restait globalement un bon moment. J’ai découvert quelques pépites, parmi tous les groupes présents, que je compte suivre de plus près. Citons d’ores et déjà Rush Ball, Re-Salvo et Kyohei-2, Gang Manish et Lucifer.
Voilà pour le récit de ce voyage, ENFIN FINI!!! À bientôt pour de nouvelles aventures…
Chrys Prolls