TRIP | KYOTO à base de tranquillade 1 [AWcanette]
On
Impossible d’aller au Japon sans faire un détour par sa capitale culturelle Kyoto. Du moins, c’est ce que raconte le web, les guides de voyages ou les touristes. On comprend qu’avec son architecture, ses temples, ses sanctuaires, ses jardins, son musée du manga, .etc, la ville possède un héritage culturel si fort qu’elle constitue un passage presque obligatoire pour tout visiteur.
Attention, article en 3 parties! Ici, le premier volet de la série
Après un bref séjour à Tokyo et un passage éclair à Osaka, je m’accorde une petite interlude nature & découverte à Kyoto. Le séjour fut plutôt court : seulement 4 jours. 4 pauvres jours durant lesquelles je n’ai pas pu faire la moitié des possibilités qu’offre la ville. Je me suis contentée d’une infime partie, une rognure d’ongle j’ai envie de dire… Mais ça, je ne peux qu’en vouloir à moi-même parce que…
… JOUR 1 (Kyoto)
Le premier jour, c’est le jour où tu t’acclimates. C’est le jour où tu débarques avec tes gros sacs, un petit plan de la ville et que tu décides, tel un warrior, de parcourir à pied et sous une chaleur de plomb les 4 km qui séparent la gare de la guesthouse, histoire de mieux s’imprégner de l’atmosphère ambiante.
Malgré un réseau de transports en commun bien développé et un plan de ville en quadrillage, tu réussis à te perdre. Ce serait pas drôle, sinon…
Résultat : tu fais en 3 heures ce que tu aurais pu faire en 30 min. Les 3 heures suivantes, tu les passes à dormir histoire de récupérer un peu. Petit calcul : 3h à se perdre ; 3h à dormir ; séjour de 4 jours… Ca en fait, du gâchis. Mais c’est pas grave, au moins t’es en forme pour visiter la ville by night!

A 18h, je me dirige en zigzag¹ vers Gion – le district célèbre pour ses geishas – avec l’idée en tête de découvrir le vieux Kyoto. Et une chose me saute aux yeux : le quartier semble comme séparé en 2 parties distinctes:
– D’abord la zone “vivante”, au nord de l’avenue Shijo, constituée de restos, de bars en tout genre: du bar classique à l’host club, en passant par le bar à cougars… (mais quelle idée de mettre des fauves dans un bar d’humains! C’est dangereux quand même…!)
– Ensuite, la zone plus calme, plus authentique, au sud : un ensemble de maisonettes en bois, dans un dédale de petites ruelles au détour desquelles j’ai eu la chance de croiser une geiko. Ou une maiko, je ne sais pas trop, elle partait en courant… (@_°)
Je me rend au sanctuaire Yasaka à qui la nuit confère une ambiance particulière.
Puis je rebrousse chemin, en zigzag¹ encore, en quête de nourriture. Et là, je tombe sur un vieux marginal un peu rastafari sur les bords, jouant de la mini-guitare avec pour seul public un jeune couple. Je m’arrêtes le temps d’une chanson. Puis une autre, puis encore une… Si bien que je finis par sympathiser avec la petite troupe. On passe le reste de la soirée à chanter, à danser, à simuler des combats à la Dragon Ball Z, bref faire les cons, à discuter de choses et d’autres, et à manger (ou plutôt picorer parce que ce n’était pas suffisant pour remplir mon gouffre stomacal).
Le vieux nous prête ses instruments, la mini-guitare et un shakuhachi (flûte en bambou). Je confirme au passage que je n’ai aucun talent dans ce domaine…
La soirée sur termine en douceur, sur le Satisfy my Soul de Bob Marley. Puis je me dirige en zigzag vers la guesthouse. Ce dernier zigzag n’aura pas duré longtemps pour 3 raisons:
1/ je me suis de nouveau perdue. En gros, j’étais bien dans les rues que je pensais prendre (selon le plan) mais au lieu de me diriger vers le nord (par exemple), j’allais à l’exact opposé.
2/ Et ainsi plusieurs fois de suite, au point d’atterrir dans le quartier olé-olé, le quartier de la décadence. Là où t’as plein de petites échoppes vendant exclusivement de l’alcool, des lumières aveuglantes, de la musique assourdissante et dont l’artère principale est jonchée de femmes légèrement vêtues qui restent plantées à attendre on ne sait quoi… ^^
3/ Une envie pressante qui a définitivement sonner le glas de cette soirée. Et puis fini les zigzags, là c’est droit au but et en courant si possible.
Deuxième partie
dans une semaine, promis!ICI, yeaaah, j’ai tenu mon timing 🙂



