TRIP | KYOTO à base de tranquillade 2 [AWcanette]

Impossible d’aller au Japon sans faire un détour par sa capitale culturelle Kyoto. Du moins, c’est ce que raconte le web, les guides de voyages ou les voyageurs. On comprend qu’avec son architecture, ses temples, ses sanctuaires, ses jardins, son musée du manga, … etc., la ville possède un héritage culturel si fort qu’elle constitue un passage presque obligatoire pour tout visiteur.

Attention, article en 3 parties! Ici, le deuxième volet de la série et là, le premier.

Après un bref séjour à Tokyo et un passage éclair à Osaka, je m’accorde une petite interlude nature & découverte à Kyoto. Le séjour fut plutôt court : seulement 4 jours. 4 pauvres jours durant lesquelles je n’ai pas pu faire la moitié des possibilités qu’offre la ville. Je me suis contentée d’une infime partie, une rognure d’ongle j’ai envie de dire… Mais ça, je ne peux qu’en vouloir à moi-même parce que…

… JOUR 2 (Kyoto)

Le deuxième jour, direction Arashiyama, située à l’ouest de Kyoto, pour admirer sa célèbre, magnifique et reposante forêt de bambous.

Arashiyama_bambou

Enfin, d’après ce qui se dit sur le net… Parce qu’en réalité, je ne l’ai pas vu, moi, cette forêt :'( . Voici donc la courte histoire d’un fail mémorable.

Je sors de la station Arashiyama, à la recherche de panneaux indiquant la forêt de bambou. Panneaux qui n’existent pas ; évidemment, ce serait trop simple sinon…

Je me dirige donc vers un plan de la région, qui indique entre autres : un parc à singes, des temples, un pont, plein de trucs qui donnent envie d’y jeter un oeil… mais pas de forêt de bambous.

Dernier espoir : je retourne vers la station afin de trouver un agent et d’obtenir une info. Juste un petit bout, je suis pas difficile… En temps normal, j’évite ce genre de “confrontation”, en raison de mon japonais sous-daubesque et leur anglais approximatif : ce serait dommage, sur un gros malentendu, de se retrouver dans un coin improbable vous voyez (ça me ferait chier de finir ligotée à l’arrière d’un van, par exemple).

Etant donné que je n’avais pas d’autre recours, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai posé la question. L’échange, que je craignais tant, a duré en tout et pour tout 6 secondes ; la réponse étant tombée nette:

– Pouvez-vous m’indiquer où se trouve la forêt de bambous, s’il vous plait?

– Euh… Quelle forêt?

Casse Brice de Nice

Cassée en slow mo’

Il m’a tué en un quart de seconde. Le gars m’explique qu’il ne connait pas de forêt de bambou dans le coin, qu’il est très désolé.

C’est tout à fait mon genre de me gourer d’endroit comme ça ; j’ai un bon sens de l’orientation mais parfois, y’a de gros bugs. Vu qu’il pleuviotait, il y avait du vent, j’avais froid et faim, j’ai lâché l’affaire et je suis rentrée pendaude à la guesthouse. Je n’ai pas voulu aller à l’aventure…

Smellbad

Dans ces moments d’échec, j’me dis que je puducu. (source flikr, détourné par mes soins)

Bon, j’ai quand même fait des trucs entre temps, comme m’assoir sur un banc au bord de l’eau, pour manger un bento et regarder les étudiants faire leur jogging, woohoo!!

Moralité: trop d’arrache tue l’arrache donc… bien se renseigner AVANT! Si j’avais appliqué ce conseil à moi-même, j’aurais sû que:

  • il y a plusieurs stations Arashiyama. J’étais à la station de la ligne Hankyu (阪急) mais Saga-Arashiyama sur la ligne Sanin (山陰本線) est de loin la plus pratique pour accéder à la forêt de bambous…
  • … qui n’est pas vraiment une forêt de bambous mais plutôt un bosquet de bambous. Ce n’est pas la même chose! Il se peut donc que la personne à qui vous demandez des renseignements, bien que d’apparence humaine, soit en réalité un droïde ne répondant qu’à une séquence de mots bien précise dans un ordre bien figé.

cops

– Pour la troisième partie, patientez une semaine (eh ouais, encore…) C’est ici!!

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