TRIP | KYOTO à base de tranquillade 3 [AWcanette]
On
Impossible d’aller au Japon sans faire un détour par sa capitale culturelle Kyoto bla bla bla… C’est la même intro que je réchauffe à chaque fois, comme un bon plat William Saurin.
3 ème et dernière partie de l’article 🙂 . La partie 1 se trouve ici et la partie 2 se trouve là
Donc là, c’est parti : dernière ligne droite et on accélère !!
JOUR 3 à Kyoto
Planning classique : se lever à 11h – sortir vers 12h00 – choper un bento – manger au bord de l’eau – faire une activité – rentrer.
1 – Kyôgen
Et l’activité du jour, c’est le Kyôgen, une forme de théâtre comique rythmé aux sons de 3 instruments : une sorte de gong, des espèces de claves et une flûte (notez mes connaissances musicales immenses^^). Golden Week oblige, les temples, les jardins et les rues de la ville étaient très animés.
Je me dirige vers le jardin Shinsenen (神泉苑) – somptueux au passage -, pour assister au spectacle.
Le plus : la performance était entièrement muette donc je ne risquais pas d’être larguée au niveau de la langue. Par contre, pour les références culturelles, il y en a un paquet que je n’ai pas su saisir, à commencer par les personnages eux-mêmes : le jeu d’acteur suffit à comprendre qui est « méchant », qui est « gentil » et le déroulement global de l’histoire. Par contre, la signification des costumes et des masques m’échappent totalement…

C’était très cool mais le public était composé à 90% de quincagénaires et plus : kyogen, trop ringards pour les djeunz nippons ?
2 – Coffee quest
Bref… En ce début de mois de mai, la météo était plutôt capricieuse : tantôt averses, tantôt soleil et beaucoup mais alors beaucoup de vent. Le cocktail parfait pour te casser donc je me suis mise en quête d’un café pour me poser. Des cafés, il y en a de toutes sortes : ceux qui tendent plutôt vers la brasserie, ceux ultra raffinés que tu te croiras chez Sissi l’impératrice, ceux des grandes chaines (Mcdo, Starbucks, etc)… Mais impossible de trouver le genre qui me plait : le petit café cosy sans trop de chichis, simple et relax mais avec une carte appétissante.
J’ai abandonné cette quête et me suis rabattue sur l’achat d’une barquette de sashimi de toro (partie grasse et chère du thon) : vous noterez l’absence totale de rapport entre le café et le poisson…
3 – Et le reste
La soirée à la guesthouse était vraiment cool, on était réuni autour des tables pour boire, manger, grignoter, discuter, rigoler… en anglais, français, japonais, peu importe… Tout le monde, à part deux beetcheez américaines qui ne perdaient pas de temps pour démontrer toute l’étendue de leur maîtrise du japonais lorsqu’elles croisent un natif ; par contre, un simple « hello » à nous, étrangers, c’est visiblement trop dur.
JOUR 4 (ou comment un « konnichiwa » t’ouvre les portes du bonheur…)
Planning classique : se lever à 11h – sortir vers 12h00 – bla bla bla, vous connaissez…
1 – Inari Taisha
L’activité du jour, c’est la visite du fameux sanctuaire, vous savez, celui dont les photos d’alignement de torii écarlates suscitent des réactions du genre « waouh ! c’est quoi ?! » ou « waouh, je sais pas où c’est mais ‘faut qu’j’y aille ! ».
Je poursuivais paisiblement mon ascension quand je fis la rencontre d’un père et son fils, 77 et 43 ans. Je les avais aperçus me fixant au loin et une fois arrivée à leur hauteur, je lâche un « konnichiwa ». Leurs visages se sont illuminés et du coup, on a poursuivi les présentations. J’ai senti que j’avais touché le jackpot de la sympathie quand je leur ai dit que j’étais Française, yeehaa…
J’ai passé le reste de l’après-midi à visiter d’autres monuments avec mes deux guides improvisés qui m’ont montré et appris énormément de chose sur la culture japonaise, en particulier la région de Kyoto.
~ La Minute Instructive, la la la♪♫ ~
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Savez vous ce que sont les omokaru ishi?
Omokaru est la contraction des mots omoi, qui signifie lourd, et karui, qui signifie léger; quant à ishi, c’est la pierre, le caillou… La symbolique veut que le voeu de la personne qui s’essaye à soulever cette pierre se réalise plus ou moins rapidement en fonction des difficultés qu’elle éprouvera à le faire. En d’autres termes, si la pierre vous paraît légère, le souhait se réalisera vite mais si elle vous paraît lourde, c’est mal parti.
J’ai fait le test et il s’avère que mes projets de domination féroce et sans partage de la galaxie entière auront beaucoup de retard…
Savez vous pourquoi les statues des dieux boudhistes ont des têtes à faire flipper (sauf Boudha qui parait Peace & love en toute circonstances)?
Quand je les regardes, c’est comme s’ils essayaient de me dire :
Profite bien de tes vacances, malheureuse, parce qu’au retour, c’est misère, désespoir, impôts, RER B, contraventions, fuite d’eau qui t’attendent… Mwahahahah!!
Mais pas du tout, cet air menaçant a pour but d’éloigner les démons…

~ C’est la fin, shoo bee doo wap♪♫ ~![]()
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2) Pink okonomiyaki party
Avec un nom pareil, ça fait un peu soirée hipster parisienne. Bref, passons.

Alors, tu vas à la Pink?
C’était la dernière nuit pour beaucoup d’occupants de la guest house, du coup c’était soirée crêpes… japanese style!
J’ai un peu aidé à la préparation de ces okonomiyaki, ce qui m’a permis de découvrir les nagaimo, sorte de patates qui te glissent dans la main comme du savon mouillé une fois que tu les épluches ; ce qui leur a valu le surnom de スベスベポテト (sube sube potatoe – “sube sube” est une onomatopée japonaise pour traduire ce qui est doux, lisse, glissant…). Quant au “pink”, c’est parce que j’ai eu la main lourde sur un condiment qui contenait un colorant rouge (du gingembre, je crois), ce qui a rendu la pâte toute rose… Mais c’était bon quand même!
Voili voilou pour la partie Kyoto. Coming next : Osaka!
Peace.



