Densha Onna

  • Carnets de voyages
  • Anim’corner
    • Animation | Manga
    • Ciné | Web | Event | Shop
  • Nip-Hop
    • Nip Hop | Musique
    • Nip Hop | Danse
  • Pause saké, les inclassables
    • Food report
    • Apprendre le Japonais
    • Les inclassables
    • Life

Le Japon de Chrys Prolls

Densha Onna

  • Carnets de voyages
  • Anim’corner
    • Animation | Manga
    • Ciné | Web | Event | Shop
  • Nip-Hop
    • Nip Hop | Musique
    • Nip Hop | Danse
  • Pause saké, les inclassables
    • Food report
    • Apprendre le Japonais
    • Les inclassables
    • Life
Carnets de voyages

TRIP | HIROSHIMA : La fois où tu choppais une grippe de derrière les fagots [JAPrintemps16]

By Chrys Prolls On mercredi, août 24, 2016
Cover_Hiroshima_printemps 2016

Tout d’abord, je voudrais m’excuser. Je voudrais présenter mes plates excuses à la ville d’Hiroshima pour l’avoir snobée comme je l’ai fait. Hiroshima, je pense du fond de mon cœur que tu as beaucoup à offrir, en terme de nature, d’histoire, de culture et de gastronomie (huitres à part).

Je voudrais m’excuser parce que je n’ai pas fait l’effort de chercher à te connaître, à te comprendre car en effet, il m’a fallu 1.0095 secondes pour te cataloguer comme ville sans intérêt et chiante comme tout. Je voudrais m’excuser parce que je n’ai pas su apprécier ta beauté au delà du foisonnement d’agences immobilières qui peuplent ton centre ville ou ton supermarché YOURS dont les bento semblaient préparés par des stagiaires en peinture du bâtiment.

Dans cet article, deuxième du challenge auto-imposé 7 articles en 7 jours et dans la tendance je-raconte-ma-vie-façon-journal-du-capitaine-Némo, j’explique en détail mon état d’esprit et état de santé qui pour moi, sont à l’origine de mon terrible fourvoiement. Non pas que je cherche à me justifier – j’assume ma part de responsabilité – mais j’espère qu’après lecture, tu me laisseras une deuxième chance.

Également quelques infos pratiques à la fin

HIROSHIMA : la fois où tu choppais une grippe de derrière les fagots

Atterrissage à Hiroshima à 8h30. Je suis claquée. Dans le hall principal de l’aéroport, petite larmiche qui perle sur ma joue qand je vois les prévisions météo de la semaine : nuages, 1 à 10°C. Déjà, quand l’hôtesse annonçait une température de 3°C au sol, je me suis dit que c’était un malentendu ou au pire, la fraîcheur matinale. Mais non, il caille bel et bien.

Dans le car qui fait la navette entre l’aéroport et la ville, il n’y a que des salary men et moi, Yolo woman. Au vu du paysage qui défile, je me dis qu’Hiroshima ça n’a pas l’air bien fifou. On arrive à 11h et je ne récupère ma chambre qu’à 15h donc la grande question est : comment tuer 4h quand on est fatiguée, qu’on a tous ses bagages, qu’on n’a pas trop faim et qu’on ne connaît pas la ville?


Par chance, sur le trajet entre le terminus de la navette et mon appart, il y a le Bombing Dome et le Peace Park : c’est l’occasion de déambuler, de s’imprégner de l’histoire de la ville (et de l’Histoire mondiale aussi), puis d’échouer sur un banc, cette mode lancée la veille avec ma nuit à l’aéroport de Tokyo Haneda.

Hiroshima_banc_0894

Au bout d’environ 2h, je quitte mon banc pour me diriger vers l’appartement que je loue, histoire d’être dans les parages quand viendra l’heure du check-in. Moi qui pensais marcher relativement longtemps (et donc, être substantiellement occupée), j’ai été surprise de voir que l’affaire était pliée en 15-20 minutes : avantage-> l’appartement est proche du centre ; inconvénient -> je ne sais pas trop comment tuer le temps.

Je me suis donc posée sur un autre banc, dans un square, et j’ai sorti l’ordi pour me mater quelques anime. Avec le froid et la pluie qui menaçait, j’ai lâché l’affaire au bout du générique et je me suis remise en marche vers un 100 ¥ shop dont le panneau était indiqué au loin. Je n’avais besoin de rien mais j’ai passé tous les rayons au crible – des vernis à ongles au fil dentaire en passant par les gants de jardinage – car il fallait tuer le temps. J’ai butiné de boutique en boutique, faisant mine de chercher quelque chose, jusqu’à 14h45 où j’ai atterri dans un supermarché – YOURS – pour me prendre un bento. J’ai longtemps hésité : non pas qu’il y avait trop de choix mais plus parce que rien ne semblait bon (chose extrêmement rare au Japon).

Après un check-in plutôt bref mais efficace, je prends une bonne et longue douche puis m’installe dans le lit. Je suis fatiguée mais je n’ai pas sommeil par conséquent, je me mate quelques anime, en mangeant le bento acheté un peu plus tôt. Je confirme au passage que mon mauvais pressentiment sur la qualité du bento était avéré. Après quelques heures d’une soirée ponctuée d’anime et d’émissions TV (d’autant plus qu’il y avait la commémoration des 5 ans du tsunami qui a frappé le Tohoku), je finis par m’endormir.

Le lendemain, c’est le drame : les yeux qui brûlent, l’impression qu’ils vont sortir de leurs trous, une barre dans le crâne, des frissons tout en étant en nage, la gorge en feu, des courbatures, des douleurs à chaque articulation (si bien que j’avais l’impression d’être un bonhomme O’Cédar). Pour allez aux toilettes, c’était à quatre pattes et quand je regardais un point fixe trop longtemps (plus de 10 sec) et bah je me sentais partir. Je toussais comme une pestiférée et un souffle chaud de dragon sortait de mes narines… Ouais de dragon carrément. La lumière naturelle me faisait mal aux yeux donc obligée de m’auto-séquestrer dans l’appart, rideaux tirés et lumière éteinte. Je ne suis sortie qu’à la tombée de la nuit, en titubant, pour m’acheter le bento de la survie.

Le jour suivant, un petit mieux. Le grand soleil à l’extérieur incitait d’autant plus à sortir. Je me suis donc bougée le popotin et j’ai passée la journée à relier à pieds les points d’intérêts majeurs de la ville puis j’ai conclu par une longue marche vers le front de mer. Personnellement, même s’il y avait beaucoup de choses intéressantes et que la ville est plutôt bien organisée/découpée, je n’ai pas ressenti d’effet « waouh » lors de ma visite… peut-être parce que j’étais malade. Je retiens cependant la boutique JUMP dans les arcades du centre ville. En passant devant, mon sang s’est figé et mon cœur a commencé à battre très vite… Je me suis retenue d’entrer, parce que j’ai envie de voyager light encore un moment.

Le dernier jour, je pensais flâner un peu dans la ville avant de me mettre en route pour Fukuoka mais j’ai préféré rester au lit le plus longtemps possible puis ranger et remettre les clés de l’appartement. J’ai cependant fait une petite promenade, dans le Hiroshima Bus Center : c’est pas ce qu’il y a de plus sexy mais c’est mieux que rien. Je vous recommande les plateformes 1 à 8 pour vous mettre en jambes, ainsi que le conbini en face des guichets de vente des billets où vous pourrez entre autre, acheter des sandwichs format Balisto.

Pour ne pas finir sur une note négative, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles :

Tips | Hiroshima étant une ville plutôt petite, tout peut se visiter en:
– Une bonne journée, si on se focalise sur la ville elle-même
– Deux jours si on est on est attiré par le patrimoine historique de la ville
– Une journée supplémentaire, si on ajoute une excursion à Miyajima

J’avais décidé d’y rester 4 jours, histoire de vraiment prendre mon temps et profiter mais avec cette vicieuse grippe, j’ai passé les 3/4 du temps au lit en pyjama à réfléchir à ma vie et me moucher. Par ailleurs, Hiroshima est située entre montagne et mer (quand t’es dans la rue, tu te tournes d’un côté et tu vois la montagne au loin; tu te tournes de l’autre côté et tu vois… l’horizon). Donc j’imagine qu’en y restant un bon moment, il y a vraiment de quoi faire si tant est qu’on sorte de la ville pour checker les alentours.

Accès à la ville | Depuis Tokyo :
– En Shinkansen (train rapide) –  4h, 18.040 ¥ avec un billet placement libre.
– En avion – 1h30, 90 € l’aller simple avec ANA (ajouter environ 45 min et 1400 ¥ pour la navette entre l’aéroport et le centre ville d’Hiroshima)
– En autocar – 12h environ (de nuit) , entre 7.500 et 12.000 ¥ avec WILLER EXPRESS.

Hormis le Shinkansen et la navette, ces prix peuvent varier en fonction de la saison.

Et sinon, voici le lien de l’appartement où j’ai logé. C’est parfait pour une personne, correct pour deux. Ça me paraît juste pour 3 personnes mais franchement, si vous êtes à la guerre comme à la guerre, en mode « on est là juste pour dormir », ça le fait bien.

Airbnb_hiroshima_printemps_2016

Comme indiqué en titre, cet apart es très cosy. La déco est sobre et reposante, tout est clean. Il y a des rideaux occultant donc tu te prends pas la lumière du jour en pleine figure. La cuisine est bien équipée, les sanitaires sont clean avec des trucs pour l’hygiène mis à disposition. Seul bémol : j’avais payé 15 €/nuit avec 25 euros de frais de ménage et hors frais Airbnb au printemps dernier. À ce jour, le tarif est de 33 €/nuit avec 27 euros de frais de ménage.

Sur ces bonnes paroles, je vous dis à bientôt,

Chrys Prolls

0 Tags: Hiroshima, voyage hiroshima

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

QUI SUIS-JE?

Hello! Moi c'est Chrys Prolls, une Parisarde (Parisienne + Banlieusarde) amatrice de culture japonaise et de voyages. A travers ce site, je vous propose de partager mes découvertes, mes expériences, mais aussi mes créations photo et vidéo :) ! Yoroshiku

© 2020. Densha Onna