RAMEN BŌKEN 6 | BAPTÊME TAN-TAN MEN「Haikyū week」

Qui aurait imaginé qu’une semaine ayant pour thème un shōnen sportif inclurait même une partie bouffe? Pas moi en tout cas… C’est pourtant l’exploit accompli par Haikyū et je vais vous expliquer comment.

Mars 2016. Tranquillement dans mon lit, je regarde un épisode de l’anime. Alors qu’Oikawa, capitaine de l’équipe Aoba Johsai « les méchants » 😀 s’apprête à effectuer le premier service de la rencontre, ses coéquipiers lui crient tour à tour des noms de plats :

HK2_ep20_serve

Végéta* : Nice serve!
Iwaizumi : Shōyu!
Hanamaki : Tonkotsu!
Matsukawa : Tantan-Men!

« Attendez… Quoi? Wowowowooo ». C’était ma réaction sur le coup. Shōyu ça me parle, ce sont les ramen à la sauce soja. Tonkotsu, c’est ma came, c’est mon type de ramen préféré. Par contre tantan-men, on est en territoire totalement inconnu.

* Il s’appelle Kindaichi mais la première fois que je l’ai vu, je me suis dit « hey mais c’est Végéta!!??! »… du coup c’est foutu, je ne peux l’appeler autrement.

J’ai donc fait ce que n’importe qui aurait fait à ma place : j’ai mis « pause », j’ai ouvert un nouvel onglet et tapé « tantan men » dans la barre de recherche. Puis j’ai commencé à baver comme une dingue à la vue des images…

search_tantan_men

Septembre 2016. Je me balade le long de la Yamate Dōri à Tokyo lorsque je tombe sur un resto qui propose la fameuse spécialité. À ce moment, il faisait dans les 30°C donc à part l’eau, les fruits et peut-être le poisson cru et les grillades, j’envisageais pas trop l’aventure. Mais cétait définitivement ancré dans un coin de ma tête.

Décembre 2016. Je suis de retour à Tokyo et il ne me reste que quelques jours sur place. Sans hésitation aucune, je pousse les portes du resto…

Parlons peu mais parlons bouffe! Verdict :

En temps normal, je parle de chaque élément – nouilles, soupe, viande, toppings… – mais là, je ne sais par où commencer. Voilà une belle illustration de la tête que j’ai dû faire au moment de manger la première bouchée :

fresh_prince_bad_food

J’avais l’impression de manger une contradiction, je sentais qu’un conflit avait lieu dans ma bouche. Entre mon palais et mes papilles, la CGT et le Médef se déchiraient à coups de noms d’oiseaux et de revendications opposées.

Concrètement pour vous situer, ça allait au-delà du pas bon : c’était de l’improbable. C’était un mélange inespéré de saveurs qui n’avaient rien à voir : imaginez de la moutarde, de l’écorce de citron, du vinaigre, de la cacahuète, du piment, du cumin, des baies. C’est le clash dans ta bouche, tu ne peux que te dire « mais mettez-vous d’accord! J’y suis pour rien, moi!! ».

Je sentais que le repas allait être loooong… Les nouilles : je ne saurais dire si elles étaient bourratives de nature ou si c’était la soupe dans laquelle elles baignaient qui les rendait ainsi.

La soupe, justement : imaginez une sauce arachide de type mafé ou saté mais un peu plus liquide. Ajoutez-y du piment. Ajoutez-y de l’huile. Enfin, saupoudrez le tout d’un mélange de n’importe quoi (aromates, condiments, lessive…). Vous obtenez une guerre, aussi bien en terme de goût qu’en terme de texture.

Ce mélange faisait à mon avis ressortir tous les défauts des ingrédients : par exemple, le piment peut te rehausser un plat ; l’inconvénient c’est que ça pique, voire arrache. La sauce arachide, c’est crémeux ou pâteux : sur un lit de riz, pas de problème. Dans un tantan-men, c’est play-doh dans ta bouche…

La viande : je me rappelle pas qu’il y en avait, tellement que j’étais en souffrance.

Les toppings : idem que la viande, noyés dans les marécages de la mélancolie… big up Artax, Atryu, tout ça…

Les plus : le service très agréable, l’ambiance cozy du restaurant et le bol de riz inclus avec le plat, qui allège tes peines.

En conclusion : un fiasco retentissant! Je ne sais qui blâmer : le restaurant, la cuisine n’y serait pas bonne? Mon choix, le plat choisi serait « particulier » c’est à dire un peu too much? Le manque d’éducation de mon palais?

Une partie de la carte

Avec ou sans soupe, avec ou sans piquant… J’ai pris un Oni Tantan-men, en bas à droite.

On va laisser le bénéfice du doute et conclure qu’il s’agit d’un mix des 2ème et 3ème option. En tout cas, je ne pense pas retenter de si tôt!

KŌYA 香家 | TOKYO (Nakameguro) :
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Chrys Prolls

*RAMEN BŌKEN : l’aventure ramen…

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