EN FUFU | #7 Super Power – les héros

【One Punch Man • Boku No Hero Academia • Samurai Flamenco 】

Les héros et les anime… vaste programme. La Japanimation comporte son lot de mecs qui tapent des méchants entre deux métros, ou encore ses groupes s’activant dans l’ombre pour sauver la Terre des forces maléfiques. Ce n’est pas nouveau. Mais dans cette niche, il y a un style particulier qui semble avoir la cote ces derniers temps et auquel je souhaite m’attaquer dans cet épisode d’En fufu : le héro normal – ton voisin de palier – entre humour, décalage, réalisme et paillettes. D’un coup, la liste d’anime potentiels se voit considérablement réduite, à la manière du jeu « qui est-ce ».

3 séries ont passé le test et retenu mon attention : Boku No Hero Academia, Samurai Flamenco et l’ineffable One Punch Man. Concernant ce dernier, j’avais l’intention de livrer mes premières impressions sur la saison 2 qui à ma grande surprise…n’existe pas. Je ne sais pas dans quel monde parallèle j’ai cru qu’elle était sortie et bien entamée mais ce n’est absolument pas le cas. Aucun problème, la magouille je connais : on va glisser la saison 1 en lieu et place, ni vu ni connu, puis faire comme si je découvrais.

En fufu? Chaque week-end est l’occasion pour moi d’agrandir mon CV d’otaku, en me matant une bonne quantité d’anime. J’en sélectionne un peu plus d’une demi-douzaine, en random, puis j’écrème le tout comme à la Nouvelle Star. Les anime qui passent ce premier casting sont généralement ceux qui arrivent à me convaincre de visionner au delà des 3 premières minutes… L’article qui suit est un recueil de mes impressions à chaud, sans filtre ni censure. Bonne lecture!

ONE PUNCH MAN (2015)

ワンパンマン (Wanpanman)

one_punch_manLe synopsis (wikipedia) : Saitama est un jeune homme sans emploi. Un jour, il rencontre un homme-crabe qui recherche un jeune garçon « à tête de cul » selon ses termes. Saitama finit par rencontrer ce jeune garçon et décide de le sauver de l’homme-crabe, qu’il arrive à battre difficilement. Dès lors, Saitama décide de devenir un super-héros et s’entraîne pendant trois ans. À la fin de son entrainement, « si intense qu’il en perd les cheveux », il remarque qu’il est devenu tellement fort qu’il parvient désormais à battre tous ses adversaires d’un seul coup de poing.

Sa force démesurée est pour lui source de problèmes, puisqu’il ne trouve pas d’adversaires à sa taille et s’ennuie dans son métier de héros. Bien qu’il ait mis un terme à un bon nombre de menaces toutes plus dangereuses les unes que les autres, personne ne semble remarquer l’incroyable capacité de Saitama, à l’exception de son ami et disciple Genos.

Mon avis : Je dois avouer que j’ai été prise à contrepieds en regardant les premiers épisodes. J’imaginais effectivement une série de super-héros sur fond d’humour mais plus dans un style sarcastique et/ou burlesque. J’imaginais le héros malgré lui, hébété, qui ne comprend pas trop ce qu’il fout là ni ce qui lui arrive – à la Hercule Satan, arrogance en moins -, j’imaginais des situations cocasses riches en malentendus. C’est peut-être à cause de Saitama, notamment sa tête de Mr Propre blasé, que j’ai été induite en erreur.

One Punch Man possède ce côté Dragon Ball-esque en ce sens où l’on retrouve les démonstrations de forces, la recherche du dépassement de soi, la compétition, etc. Les méchants sont les sempiternels monstres qui n’ont d’autres buts que de tout saccager, en riant à gorge déployée, en te sortant leurs monologues où ils t’expliquent à quel point ils sont forts. Mais mais maaaais, on y retrouve beaucoup d’humour, que ce soit décalé ou pince-sans-rire. La série fait ce va et vient incessant entre drôle, impressionnant et sérieux, ce qui la rend si attrayante.

Par ailleurs, beaucoup d’éléments permettent d’apporter une touche de « réalisme » et donc de mieux s’identifier : les décors (la ville, ses quartiers, ses commerces, ses habitations), l’état d’esprit/le comportement des personnages (Saitama, le gars qui galère à trouver du travail), les héros sont organisés en ordre professionnel (comme on peut avoir un ordre de médecins ou de notaire). Ce sont en partie les points forts de la série et l’un des raisons pour laquelles j’accroche tant.

Et puis soyons honnêtes : One Punch Man, c’est just cool! Le « One paaaaaaaaaa » de l’opening annonce la couleur 😉

MY HERO ACADEMIA (2016)

僕のヒーローアカデミア (Boku no Hīrō Academia)

boku_no_hero_academiaLe synopsis (wikipedia) : Dans un monde où les super pouvoirs sont normaux, où l’humanité est souvent menacée par l’attaque de divers monstres, la plupart des humains sont dotés d’un pouvoir particulier nommé « Alter » (個性, Kosei?). Grâce à celui-ci, devenir un héros n’est pas impossible pour eux. La série suit les aventures de Izuku Midoriya, l’un des rares humains ne possédant pas d’alter, qui rêve pourtant de rejoindre la filière super-héroïque du grand lycée Yūei (雄英高校, Yūei Kōkō?) et de devenir un jour un le plus grands des héros.

Mon avis : Pas nul, pas extraordinaire, c’est l’impression que cette série me laisse pour l’instant. Je trouve l’humour plutôt lourd et caricatural, les dessins m’évoquent plus l’univers de la BD/comics en raison des couleurs saturées, du « coup de crayon » franc et de la morphologie des personnages. On se croirait dans l’univers One Punch Man, étant donné que les héros sont nombreux et organisés en profession. Boku No Hero Academia, c’est la postérité en quelque sorte.

Après 3 épisodes, je ressens comme un statut quo : il y a des passages qui me poussent vers la sortie et d’autres qui m’incitent à rester accrochée, yeux et oreilles grands ouverts. Ça oscille entre le cliché vu-revu-lourd-lassant et un côté plus profond, sérieux, adulte qui te fait te dire que ce n’est peut-être pas si inutile que ça, il y a peut-être moyen que ce soit un diamant caché dans un vulgaire cailloux.

En conséquence, je donne à Boku No Hero Academia un laisser-passer jusqu’à l’épisode 10, ça laisse 7 épisodes pour, je l’espère, être définitivement séduite. Ou pas, d’ailleurs…

SAMURAI FLAMENCO (2013)

サムライフラメンコ (Samurai Furamenco)

samurai_flamencoLe synopsis (animeka) : Mannequin très prometteur, Masayoshi voue une véritable passion pour les super héros et souhaite encore aujourd’hui en devenir un. À visage masqué, il rode la nuit pour veiller à ce qu’aucune infraction mineure ne soit commise sous le regard inquiet de son ami Goto, un agent de police tentant de lui faire entendre raison sur l’inutilité de ses actes. Décidé à ne pas s’arrêter pour autant, Masayoshi continue d’effectuer des interventions qui finissent par attirer l’attention des médias.

Mon avis : ce titre… il laisse perplexe. D’un côté tu ne sais pas trop à quoi t’attendre mais de l’autre, tu cernes déjà. Tu sais d’entrée de jeu qu’il ne faut pas espérer du Shingeki No Kyojin ou encore du Monster. Tu réduis les possibilités à 1) le truc kitsch 2) le truc drôle 3) la bouse qui se laisse malgré tout regarder. Pour une raison que j’ignore, le titre m’évoquait Samurai Champloo et Don Quijote Don Flamenco, personnage excentrique de One Piece.

Qu’en est-il vraiment? Samurai Flamenco, c’est Kick Ass. Si vous avez vu le film (ou juste la bande-annonce), alors vous comprendrez vite la similitude. Ici on est dans un style résolument tranche de vie, le héros (ou l’aspirant héros) est l’individu lambda de tous les jours, qui arrête les petits crimes et qui respecte/fait respecter l’ordre et la courtoisie (purée, bah viens en France, tu vas t’amuser…) : sortir les bonnes poubelles le bon jour, ne pas fumer là où c’est interdit, ne pas avoir de comportement irrespectueux, etc. Il me fait un peu penser à Mumen Rider de One Punch Man, le héros simple quoi. C’est drôle, mignon, ça se regarde « comme ça ».

Toutefois, la série prend une direction plus musclée autour de l’épisode 5, et se voit renforcer de nouveaux personnages dont certains arrivent là un peu par magie. Je crains donc un déferlement de n’importe-quoi par la suite, à base de clichés mal faits ou de chichis agaçant. En gros, je crains une sailormoonisation de la série, et pas de la meilleure façon. À suivre, donc.

Voilà tout pour cet épisode d’En Fufu. Sur ce, mata ne.

Chrys Prolls

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