TRIP |NARA : La fois où tu trouvais que c’était mieux la 1ère fois [JAPrintemps16]

J’évoquais dans cet article que Nara était ma ville de cœur, mon nid douillet, mon petit coin d’amour. C’est la raison pour laquelle je tenais vraiment y retourner cette année, d’autant plus que j’avais hâte de voir la ville aux allures de barbe à papa, avec les cerisiers en fleurs.

NARA : La fois où tu te trouvais que c’était mieux la 1ère fois

Nous sommes le 31 mars 2016 et le séjour touche à sa fin. Le trajet depuis Osaka est plutôt aisé. Je suis d’un côté toute contente de mes baskets achetées “frauduleusement” quelques heures auparavant mais également fatiguée des transferts, changement de ville et des sacs qui se font de plus en plus lourd (le poids de la culpabilité vous allez me dire). L’appartement que je loue, toujours via Airbnb, est le plus beau, le plus mieux, le plus parfait de tous ceux où j’ai mis les pieds : au dernier étage d’une immeuble de 8, sécurisé, spacieux (25m2… C’est bien pour le Japon et pour le prix : 25 euro la nuit). La cuisine est tellement bien équipée que ça me motive à faire des petites courses (petites courses mais grosse facture). Je passe la fin de journée à me balader dans le quartier où je crèche: rien de bien fou, une grande route, des habitations mais les montagnes en toile de fond rajoute un peu de poésie au décor.

– Vendredi 1er avril –

Il pleut aujourd’hui et je n’ai envie de rien faire.

Interlude: “J’ai la flemme”, “j’ai rien foutu”, “je suis pas motivée” sont autant d’expressions qui parsèment le récit du japrintemps 2016 : on va finir par croire que j’ai passé mon séjour enfermée dans une chambre, en pyjama, à regarder nouveau look pour une nouvelle vie.

Je pars faire quelques courses et je constate avec stupeur qu’il n’y a pas de barquettes de riz tout prêt au rayon traiteur. Événement improbable – une aberration pour le Japon – et pourtant je ne rêve pas, le riz cuit est absent des étales. Ayant repéré un Rice cooker dans l’appartement, c’est d’un pas lourd que je me rend au rayon 米 du supermarché et d’une main tremblante que je prends un petit paquet de riz cru ; advienne que pourra.

Après avoir regardé des vidéos pas des plus pertinentes et maté des notices d’appareils similaires, je me lance. Résultat : un succès du tonnerre, j’ai pas compris comment… C’est à ce moment que j’ai été frappée par la magie des Rice cooker.

– Samedi 2 avril –

Je voulais me balader du côté du todaiji et les parcs alentours pour me poser, taper la discute avec les daims, pique-niquer… Mais c’était sans compter sur les 10.000 visiteurs qui avaient eu exactement la même idée que moi. La grande rue qui rallie la gare aux hot spots de la ville était jonchée de touristes, principalement des américains bien fat, bien stéréotypés. Les daims quant à eux étaient aux abonnés flemme, posés tranquillement dans leurs enclos à chiller nonchalamment. Je m’arrête dans un conbini pour acheter un coca, 180¥ hors taxe (ça fait environ 1,50 euros la bouteille de 50 cl ce qui va vous paraître donné pour vous français de métropole… Mais quand tu es ici depuis un moment et que tu as pris l’habitude de payer moitié moins ou presque, bah 180¥ ht c’est juste pas possible.)

C’est donc outrée que je suis sortie du conbini, évitant au passage la file d’attente de 3km aux caisses. Je trace au supermarché le plus proche m’acheter mon pique nique et un coca a 90¥ ttc puis je me pose dans le parc. Toujours un plaisir d’admirer cette verdure, les montagnes à proximité immédiate et cette sensation de relativiser nous homme par rapport à notre environnement. Le décor était magnifier par tous les cerisiers qui avaient presque atteint le full bloom, l’éclosion complète. Manquait plus que de la flûte et de la harpe en fond sonore et on se croyait dans les ambiance pittoresque a la Miyazaki. Ce tableau idyllique a malheureusement était terni par l’arrivée de gros nuages gris, le vent qui se lève, le début de la pluie et bien entendu la foule.

En conclusion, ce deuxième séjour à Nara était mi-figue, mi raisin: la première fois c’était soleil à foison, calme, beaucoup de daims en liberté et peu de monde dans les rues. Les attractions de la ville étaient plus accessibles, les échanges avec les locaux plus faciles et les charmes de la ville étaient plus visibles. Aussi, c’était la première fois donc il y a ce côté découverte.

La deuxième fois, tu pars avec tous les bons souvenirs de la première fois en tête… Ce sont d’ailleurs eux qui te poussent à revenir. Mais tu te retrouves dans un flot de touristes, dans une météo moisie et avec le mood en berne. La différence attente-résultat est plutôt rude du coup.

Au final, est-ce que j’ai aimé ? Oui. Ce séjour en particulier n’était pas au top mais mes impressions sur Nara ne changent pas de la première fois, ce n’était pas un effet exagéré de mon imagination. Les conditions qui ont fait que c’était pas aussi bien sont indépendantes de la ville en elle même.

Je me suis rabattue sur la bouffe…

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